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    Dossier : Les consoles japonaises méconnues

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    악마비버
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    Dossier : Les consoles japonaises méconnues

    Message  악마비버 le Sam 17 Mar - 21:23

    Voici un petit dossier présentant quelques consoles obscures sorties au pays du soleil levant, qui n'ont certes pas connu un grand succès, mais qui ont le mérite d'exister et d'avoir fait, pour certaines, avancer la technologie.

    Bandai Supervision 8000




    La Bandai Supervision 8000 et sa boite
    Vers la fin des années 1970, la firme Japonaise Bandai se lance dans la commercialisation d’une série de consoles type pong, nommée TV Jack . Cinq modèles sortiront successivement, respectivement nommés TV Jack 1000, 1200, 1500, 3000, et 5000. Ce dernier modèle utilisait un système de cartouches non programmables.
    En 1979, Bandai décide de sortir un ultime modèle, le TV Jack 8000, plus connu sous le nom du SuperVision 8000. Cette fois, la console utilise des cartouches programmables, ce qui fait de la SuperVision la toute première console japonaise à utiliser ce système, bien avant la concurrence. Bandai a donc été un acteur majeur dans le franchissement d’une nouvelle marche technologique pour le jeu vidéo au pays du Soleil Levant.
    La machine dispose de caractéristiques révolutionnaires pour l’année 1979, avec un processeur Nec D780C ( clone du Z80 ) cadencée a 3.58 MHz, un affichage en 256x192 ( 16 couleurs ) et une puce sonore General Instrument AY-3-8910 .
    Ces nouveaux composants ont malheureusement un coût important, et la console est affichée à un prix plutôt exorbitant ( 59 800 Yens ) , ce qui sera la cause de son très faible succès.
    La console est assez imposante, avec une bonne qualité de fabrication. Elle dispose de deux manettes de série, et d’un port externe destiné à un clavier optionnel ( qui ne verra jamais le jour ). Le jeu Missile Vader est inclus dans le bundle, il s’agit d’un clone de Space Invaders.
    Sept jeux verront le jour sur cette console, ce qui est peu :

    Missile Vader
    Space Fire
    Othello
    Gun Professionnal
    PacPac Bird
    Submarine
    Beam Galaxian



    Les jeux Supervision 8000

    Cette console est considérée à tort comme un clone de l’Intellivision de Mattel, notamment à cause de la similitude des manettes ( en tout point identiques ). Mais il n’en est rien, d’une part l’Intellivision est sortie plus d’un an après la SuperVision 8000, mais elle embarque aussi un processeur différent . Il semblerait donc que Mattel ait passé un accord avec Bandai pour utiliser leur conception de périphérique, en échange, Bandai fabriquera et distribuera l’Intellivision pour le marché japonais sous son nom dès 1980. Bandai arrêtera totalement la fabrication de la SuperVision pour se concentrer sur la diffusion de l’Intellivision, jugée plus porteuse, mais elle ne sera pas non plus un réel succès sur les terres nippones.


    La bête en image

    Casio PV-1000



    La console et sa boite


    Fort de son expérience dans l’électronique et plus précisément dans les calculatrices, Casio décide de se lancer dans la fabrication et la commercialisation de consoles de jeux. En Octobre 83, soit quelques mois après la sortie de la Famicom, Casio présente sa nouvelle machine, la Casio PV-1000 . Vendue 14 800 Yens, elle est à peine moins chère que ses concurrentes Famicom et SG-1000 . Son hardware est dans les standards de l’époque, le processeur est encore un Z80, la résolution à l’écran est de 256x192 pixels en 8 couleurs. Ses manettes sont des joysticks plutôt simplistes, avec 2 boutons d’actions, un bouton start et select, ainsi qu’un switch sur le coté. Ils sont adaptés au style de jeux proposés pour la console, qui sont pour la plupart des conversions de jeux d’arcade à succès. Au total, 15 jeux sortiront sur la console, avant que celle ci soit remisée au placard un an seulement après son lancement :

    GPA 101 : Pooyan
    GPA 102 : Super Cobra
    GPA 103 : Tutankham
    GPA 104 : Amidar
    GPA 105 : Dig Dug
    GPA 106 : Warp & Warp
    GPA 107 : Turpin
    GPA 108 : ???
    GPA 109 : Pachinko UFO
    GPA 110 : Fighting Bug
    GPA 111 : Space Panic
    GPA 112 : Naughty Boy
    GPA 113 : Front Line
    GPA 114 : Dirty Chameleon
    GPA 115 : Excite Mahjong



    Des jeux PV-1000

    La console en elle-même est de bonne fabrication, son look est épuré mais efficace, la couleur bleu-nuit lui confère un aspect plutôt sobre. Malheureusement, face à l’ogre Famicom, la Casio PV-1000 ne saura pas trouver sa place, et sera vite oubliée.


    Pooyan sur PV-1000


    Casio PV-2000


    Le Casio PV-2000 et sa boite



    Le Casio PV-2000 n’est autre qu’une version Home Computer du PV-1000. Le hardware est quasiment identique, mais bizarrement les jeux PV-1000 ne sont pas compatibles ! Il faut acheter les versions PV-2000 pour pouvoir jouer, bien qu’elles soient exactement identiques aux versions PV-1000. Il est proposé comme une machine de débutant, le clavier est assez affreux ( à l’instar d’un Sinclair ZX-81 ), 8 flèches font office de croix directionnelle, avec 2 boutons Fire de chaque coté de la barre espace, ce qui est assez atroce pour jouer. Heureusement les joysticks PV-1000 sont compatibles. Il était vendu au prix de 29 800 yens, et fera un flop retentissant .
    Il y a 11 titres référencés pour le PV-2000 :

    Rockin' Rope
    Mr. Pac'n
    Galaga
    Pooyan
    Super Cobra
    Front Line
    Sky Command
    Pachinko UFO
    RakuKagi Special
    Excite Mahjong 2
    ??? ( titre inconnu )



    Le jeu Mr Pack'n


    Le spot publicitaire du PV-2000

    Casio My Seal PV 100 Loopy




    La Loopy et sa boite

    Malgré ses échecs une dizaine d’année auparavant, Casio récidive en 1995 en lançant une nouvelle console : la Casio My Seal Computer SV-100, plus communément appelé la Casio Loopy. Cette fois, la firme japonaise vise une clientèle bien particulière, puisque cette console est uniquement destinée aux jeunes filles ! L’architecture est atypique, puisqu’une imprimante couleur thermique est directement intégrée à la machine ! Le principe est qu’il est possible de faire des captures d’écran pendant le jeu, et ensuite de les imprimer sur du papier autocollant, pour en faire des petits stickers. Le processeur principal est un 32bits, les jeux utilisent le format cartouche, alors qu’en ce milieu des années 90, le support CD était plus en vogue.
    Au total 11 jeux sortiront sur la console :

    あにめらんど (animerando, Anime Land)
    ドリームチェンジ 小金ちゃんのファッションパーティー (doriimuchienji kogane channo fasshonpaateii, Dream Change)
    わんわん愛情物語 (Wanwan Aijou Monogatari, Bow-wow Puppy Love Story)
    似顔絵アーティスト (Nigaoe Aeisuto, Nigaoe Artist or Portrait Artist)
    HARIHARIシールパラダイス (harihari shiiru paradaisu, HARI HARI Sticker Paradise)
    ビデオシールワープロ マジカルショップ (bideoshiiruwaapuro majikaru shoppu, Magical Shop)
    リトルロマンス - Little Romance (ritoru romansu)
    チャクラくんのおまじないパラダイス (Chakra-kun no Omajinai Paradaisu, Mr. Chakra's Charm Paradise)
    パソコン・コレクション (pasokon . korekushon, PC Collection)
    ルピトンのワンダーパレット (rupiton no wandaaparetto, Lupiton's Wonder Palette)
    ルーピータウンのおへやがほしい! (Rupi Taun no O-heya ga Hoshii!, I Want a Room in Loopy Town!)



    L'adaptateur du jeu Magical Shop

    Parmi les jeux, on retrouve donc principalement des jeux de dating, de dessin ou encore de dress-doll, de quoi tenir les garçons à l’écart un bon moment. Le jeu Magical Shop est un peu particulier, car la cartouche dispose de prises permettant le branchement d’un appareil externe ( magnétoscope, caméscope ) et ainsi de faire des captures d’écran de film personnel ou de dessins animés par exemple, pour les imprimer sous forme de stickers par la suite. La console ne dispose que d’un seul port manette malheureusement, la faute à une imprimante intégrée trop imposante. La Loopy a une forme générale rondouillarde, arborant une robe d’un mauve pastel et des boutons colorés. La manette assortie dans son coloris, est composée d’une croix directionnelle et de 4 boutons positionnés en arc de cercle ce qui est assez standard.
    Malgré toute la bonne volonté de Casio, la Loopy n’attirera jamais les joueuses, notamment à cause de l’intérêt trop limité des softs.


    Une très bonne vidéo montrant le fonctionnement de la Loopy et de son imprimante

    Epoch Cassette Vision



    La Cassette Vision et sa boite
    Célèbre fabricant japonais de jouets et jeux électroniques, la société Epoch décide à l’instar de nombreuses firmes, de se lancer dans la commercialisation d’une console de jeu. Cette dernière verra le jour le 30 Juin 1981, et se nommera la Cassette Vision. Ayant pu constater l’échec cuisant de la Bandai Supervison 8000 deux ans auparavant, Epoch décide de proposer sa console à un prix extrêmement attractif de 13 500 yens, ce qui était plutôt bien senti.
    L’architecture de la Cassette Vision est double, puisqu’elle est la combinaison d’une console pong ( encore en vogue dans les débuts 80 au Japon ) et d’une console à cartouches. Epoch a compris que les consommateurs n’ont pas forcément ni le budget ni l’envie d’acquérir un nouvelle modèle pong à chaque upgrade disponible, et fait le choix de produire des cartouches qui grâce à leurs puces pourront proposer des gameplays différents. De ce fait, la console offre des capacités plutôt limitées, car la base de la console reste un pong . La résolution est plutôt faible ( 54x62 pixels en 8 couleurs ) et les sons sont générés en interne. Les jeux sortis au format cartouche sont au nombre de 12 :

    Astro Command
    Baseball
    Battle Vader
    Big Sports 12
    Elevator Panic
    Galaxian
    Grand Champion
    Kikori no Yosaku
    Monster Block
    Monster Mansion
    New Baseball
    PakPak Monster



    Un jeu Cassette Vision dans son boitier

    La console a un look tres 70’s, de couleur blanche et noire, et se voit affublé d’un tas de boutons en façade, et pour cause, les deux manettes sont incorporées à la machine ! Chaque joueur doit gérer une molette pour le déplacement horizontal et une autre pour le déplacement vertical, ainsi que des touches Fire et des switchs. Ce qui obligent donc les deux joueurs à être collés l’un à l’autre et à se gêner mutuellement. Il y a également un port externe pour brancher un pistolet.
    Malgré ses quelques défauts, la Cassette Vision s’est plutôt bien vendue au Japon grâce à son prix compétitif principalement, et à la possibilité de se procurer des nouveaux jeux sans changer de système.


    Le spot publicitaire de la Cassette Vision

    Epoch Cassette Vision Jr



    La Cassette Vision Jr et sa boite

    Ayant eu un petit succès avec la Cassette Vision, Epoch lance en 1983 une version relookée se nommant Cassette Vision Jr . Cette dernière est plus petite, techniquement identique à sa devancière, mais elle a l’inconvénient de ne pouvoir être jouée que par une seule personne à la fois, avec des contrôles toujours intégrés au système. Le port externe a disparu . Mais elle a un argument de taille, son prix : 5000 yens seulement, ce qui était extrêmement compétitif ! La console se vend donc bien également .


    La Cassette Vision Jr en démonstration avec PakPak Monster

    Epoch Super Cassette Vision



    La Super Cassette Vision et sa boite

    Poursuivant sur sa lancée, Epoch lance en 1984 une toute nouvelle console, la Super Cassette Vision . Elle débarque en plein raz de marée Famicom . Son prix est donc calqué sur sa rivale, soit 15 000 yens. Les caractéristiques techniques affichées sont très bonnes avec notamment une résolution de 256x256 pixels en 16 couleurs, un affichage de 128 sprites simultanés et une sortie RGB. Le processeur est un 8-bit (uPD7801G ), cadencé a 4Mhz cette fois-ci. La console dispose de deux manettes raccordées en interne, qui peuvent se ranger dans un compartiment spécifique sur le pupitre, en soulevant un clapet. Elles sont plutôt simple, avec un joystick central et deux boutons latéraux ( type Colecovision ). La pavé numérique a trouvé sa place sur la console ainsi que le bouton Pause et Reset.
    Malheureusement, les jeux ( developpés par Epoch ) n’exploitent pas les capacités de la machine, et certaines conversions de jeux d’arcade sont vraiment bâclées ( à l’instar de Boulder Dash ). Seulement 30 jeux verront le jour :

    Astro Wars
 (red)
    Astro Wars II: Battle in Galaxy (blue)
    Super Golf (yellow)
    Super MahJong (black)
    Super Baseball (neon green)
    Punch Boy (orange)
    Elevator Fight (white)
    Lupin III
    Nebula (black)
    Wheelie Racer (red)
    Boulder Dash (sea blue)
    Miner 2049er (burgundy)
    Super Soccer (lime green)
    Comic Circus (aqua)
    Milky Princess (pink)
    Pop & Chips* (sea foam green)
    Kung Fu Road (light purple)
    Star Speeder (light blue)
    Ton Ton Ball (light pink)
    Super Professor (yellow)
    Japanese Chess [Shogi] (golden brown)
    Doraemon (light blue)
    Super Basic* (white)
    Dragon Slayer* (sea green)
    Professional Wrestling
    Monster Land
    Dragon Ball (light blue)
    Mappy (lime green)
    Sky Kid (salmon)
    Pole Position II (light blue)



    Un jeu Epoch Super Cassette Vision

    Beaucoup sont des clones de jeux existants sur d’autres supports. Les cartouches ont des couleurs variées, facilement reconnaissables, avec les controles affichés en devanture sur un sticker. A noter que certains jeux ont une pile de sauvegarde pour garder ses high-score en mémoire, ce qui était rare pour à l’époque.
    La Super Cassette Vision, est connue en France car elle fut importée et distribuée par ITMC, sous la marque Yeno. C’est une exclusivité, et n’est sortie dans aucun autre pays ( à part le Japon bien entendu ). La console est identique mis a part le label Yeno qui a été aposé en lieu et place du label Epoch, et les boites de jeu ont été localisés entièrement en francais. Au total, 16 jeux sortiront en France :

    Astro Wars
    Astro Wars II: Battle in Galaxy
    Super Golf
    Punchy Boy
    Elevator Fight
    Lupin III
    Nebula
    Wheelie Racer
    Miner 2049er
    Boulder Dash
    Super Soccer
    Comic Circus
    Pop & Chips*
    Kung Fu Road
    Star Speeder
    Ton Ton Ball



    La console Super Cassette Vision et un jeu au label Yeno

    En 1985, Epoch décide de lancer au Japon une version de la Super Cassette Vision destinée aux filles, elle se nommera la Lady Cassette Vision ! Elle est en tout point identique, si ce n’est qu’elle est entièrement rose ! Elle est vendue dans une petite malette également rose, en bundle avec le jeu Milky Princess. Peu d’exemplaires furent vendus.
    [center]

    La Super Cassette Vision Lady


    Le jeu Dragon Ball sur Super Cassette Vision

    Gakken Compact Vision TV Boy



    La Gakken TV Boy et sa boite

    Gakken , un fabriquant de jeux d’arcade et jeux électronique Japonais, se lance en 1983 lui aussi dans la fabrication d’une console de jeu à cartouches. Elle se nommera la Compact Vision TV Boy , et sera vendue à un prix très attractif de 8800 yens .
    La première chose qui saute aux yeux est bien-sur le design totalement atypique de la console. En effet les controles sont intégrés au système, et quels controles ! Un énorme joystick est encastré dans le pupitre, qui rappelle la forme d’un levier d’accélérateur pour un train ou un bateau. Il a un bouton Fire sur le coté gauche. Pour éviter que la console ne bouge de trop lors du jeu, une poignée de maintien est présente sur la gauche, ressemblant à un combiné telephonique. Un deuxième bouton Fire est présent sur cette derniere. La console est donc jouable uniquement par un seul joueur à la fois, et par un droitier ! Ce qui est pour le moins saugrenu. Le bouton Power et Pause sont situés en devanture. Au total 6 jeux uniquement sortiront :

    200X
    Chitaiku
    Excite Invader
    Frogger
    Mr Bomb
    Robotan Wars



    Des jeux Gakken TV Boy

    Le hardware n’est pas clairement identifié mais le processeur serait un Motorola MC 6847, et la Ram ne s’élèverait qu’a 2Ko.
    Autant dire qu’avec le flop qu’a fait la console, il n’est pas simple de trouver des informations. Bref, une conception invraisemblable, une concurrence à l’époque très rude, un hardware faiblard, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de la Compact Vision un échec commercial.


    200X en image, mouais !

    Nichibutsu KH-1000 My Vision



    La Nichibutsu KH-1000 et sa boite

    En cette fleurissante année 1983, un autre fabricant de jeux d’arcade, Nichibutsu, tente sa chance lui aussi sur le marché des consoles de salon. Ainsi est présentée la KH-1000, plus connue sous le nom de My Vision. Le prix affiché peut étonner, puisqu’il est de 39 800 yens, soit le double de prix d’une Famicom.
    La console est un dérivé du hardware de la Colecovision, elle utilise le même processeur graphique. Cependant la console n’a pas de manettes. A la place, un clavier un peu spécial de 19 touches prend place sur la console elle-même. On y trouve des numéros de 1 à 14, et 5 lettres de A à D. Une idée peu banale, mais en fait adaptée au genre de jeux proposés, qui sont exclusivement des jeux de société comme le Mahjong, Reversi ou encore le jeu de Go .
    Des overlays sont inclus dans chaque jeu pour appliquer sur le clavier de la console, afin d’en expliquer les commandes. A priori 6 jeux uniquement sont sortis sur la machine :

    Go
    Reversi
    Mahjong
    Hanafuda
    Mastermind
    Shimeshougi




    Des jeux My Vision

    Bien évidemment, la console a fait un four retentissant, car un jeu de société est, comme son nom l’indique, fait pour etre joué à plusieurs, et dans la convivialité, mais perd tout son charme seul devant un écran. D’autant plus que son prix était bien trop élevé pour être attirant. Et l’ouragan Famicom n’a pas laissé beaucoup de chance à la concurrence de toute manière.


    Des illustrations des jeux My Vision, l'éclate totale quoi

    Tomy Pyuuta



    La Pyuuta et sa boite
    Tomy, fabricant de jouets à la renommée montante, se lance dans le combat en 1982, mais cible cette fois le marché des ordinateurs personnels. Conçu par Matsushita, le Pyuuta se veut être une machine performante, et se base sur un processeur 16 bits issu du TI-99/4A cadencé a 2,7Mhz. La résolution est de 256x192 pixels en 16 couleurs. Il est lancé également aux USA ( sous le nom Tomy Tutor ), et aussi en Angleterre ( sous la marque Grandstand ) . Il dispose d’un clavier gomme, de deux ports manettes et de ports externes pour brancher notamment un lecteur de cassette. Un programme de dessin est également inclus dans la machine. Malgré de bonnes capacités, le Pyuuta est annoncé comme un ordinateur destiné aux jeunes enfants, ce qui rebute un peu les consommateurs traditionnels. En 1984 sort un nouveau modèle, le Pyuuta MKII, avec un clavier mécanique cette fois. Il a un look plus mature, pour tenter d’attirer un marché plus adulte.


    Le Pyuuta MKII


    La version US, le Tomy Tutor

    Le Pyuuta connaitra un succès d’estime, mais ne pourra pas lutter face au standard MSX au japon, et face au C64 aux USA et en Europe. La liste exacte des jeux est difficile à obtenir, car certains jeux n’ont pas été édités par Tomy ( notamment aux USA ) et d’autres sont présents sur des brochures mais il n’y a pour l’instant pas eu preuve de leur existence, sans compter les jeux format cassette audio . Voici donc une liste des jeux japonais au format cartouche deja répertoriés :

    Bombman
    Monster Inn
    Saurusland
    Turpin
    Frogger
    Scramble
    Night Flight
    Marine Adventure
    Mission Attack
    Mistery Gold
    Don Pan
    Athletic Land
    Guttang Gottong
    Maze Patrol
    Tron
    Mr Do
    Bermuda Triangle
    Yonnin Majan
    Triplecommand
    Superbike
    Rescue Copter
    Baseball
    Battlefighter 3D
    Jack in the box
    Pooyan
    Jungler



    Des jeux Pyuuta
    Peu de temps après la sortie du Pyuuta MKII, Tomy lance la Pyuuta Jr qui est tout betement une version console de leur ordinateur. Elle est vendue au prix de 24 800 yens, et se voit dotée d’un clavier très simplifié. Toutefois, elle est entièrement compatible avec les cartouches de jeux Pyuuta. Malgré son processeur graphique 16 bits, la Jr ne tiendra pas le choc face à la Famicom.



    La Pyuuta Jr


    La demonstration du jeu Scramble sur Pyuuta


    Dernière édition par 악마비버 le Dim 20 Mai - 20:58, édité 1 fois
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    Re: Dossier : Les consoles japonaises méconnues

    Message  shubibiman le Dim 18 Mar - 0:44

    C'est dingue toutes ces machines! La PV-1000 de Casio semble avoir des connecteurs manette de même type que la PC Engine. De plus, je trouve son design avant-gardiste pour son époque. Elle me rappelle même la Neogeo CDZ.
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    Re: Dossier : Les consoles japonaises méconnues

    Message  griffon le Dim 18 Mar - 9:19

    Merci Castor, encore une fois excellent dossier. certaines consoles font envie !
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    Re: Dossier : Les consoles japonaises méconnues

    Message  kawickboy le Dim 18 Mar - 10:21

    j'ai dû voir une loopy dans un mag parisien. la console des jeux de drague...


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    Re: Dossier : Les consoles japonaises méconnues

    Message  Rock'n'Doll le Dim 18 Mar - 14:42

    Sympa !!
    Même si je ne leur porte pas d'intérêt particulier je me suis pris à tout lire.
    Merci. study

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    Re: Dossier : Les consoles japonaises méconnues

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